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Qu'est-ce que la bienveillance ? Comprendre sa véritable signification

9 août
5 min de lecture

On associe généralement la bienveillance au fait de vouloir sincèrement le bien d'autrui.


  • Être compréhensif.

  • Faire preuve d'empathie.

  • Être indulgent.

  • Ne pas chercher à blesser.


Cette définition n'est pas fausse. Mais elle ne suffit pas à comprendre ce qu'implique réellement la bienveillance.

Car à force de vouloir en faire une attitude uniquement douce et conciliante, nous avons fini par la confondre avec une autre notion :



Et cette confusion change profondément notre manière de percevoir une personne réellement bienveillante.


Gentillesse et bienveillance : une différence essentielle


La gentillesse peut conduire une personne à agir au détriment de ses propres besoins.


  • Elle accepte.

  • Elle arrange.

  • Elle donne.

  • Elle évite de déplaire.


Elle peut finir par tolérer ce qui ne devrait plus l'être simplement pour préserver l'autre ou maintenir une relation.

La bienveillance fonctionne autrement.


Elle veut le bien de l'autre sans renoncer au respect d'elle-même.


  • Elle peut comprendre sans accepter.

  • Elle peut pardonner sans permettre que la situation se reproduise.

  • Elle peut aimer sans rester.

  • Elle peut être profondément humaine tout en posant une limite claire.


C'est là que se trouve une différence fondamentale :


la gentillesse cherche à ne pas faire de mal. La bienveillance sait également ne plus se laisser faire de mal.


Être bienveillant ne signifie pas être sans limites


Une personne réellement bienveillante n'a pas besoin de riposter pour faire respecter sa limite.


Elle n'a pas besoin de se venger.

Elle n'a pas besoin de rendre le mal qu'elle a reçu.

Elle peut regarder ce qui s'est produit avec suffisamment de détachement pour prendre une décision claire :


« Cela ne se reproduira plus. »


Cette phrase ne contient ni vengeance ni soumission.

Elle contient une limite.

La bienveillance permet ainsi d'accueillir ce qui s'est passé sans reproduire le comportement de celui qui a fait du mal.

Comprendre n'oblige pas à tolérer.

Pardonner n'oblige pas à rester.

Ne pas se venger n'oblige pas à offrir une nouvelle possibilité de recommencer.

C'est précisément là que la bienveillance révèle sa fermeté.


La bienveillance n'annule pas les conséquences


Il existe également une confusion importante entre bienveillance et absence de conséquence.

Parce qu'une personne ne riposte pas, on peut croire qu'il ne s'est rien passé.

Parce qu'elle ne cherche pas à se venger, on peut croire qu'elle accepte.

Parce qu'elle reste calme, on peut croire qu'elle est faible.

Or son absence de vengeance ne supprime pas la conséquence de l'acte.


La conséquence peut simplement prendre une autre forme :


  • une distance.

  • une rupture.

  • une limite définitive.

  • la perte d'une relation.

  • la perte d'une confiance.

  • la fin d'un accès que l'on croyait acquis.


La personne bienveillante ne crée pas nécessairement cette conséquence pour punir.


Elle cesse simplement d'empêcher la conséquence naturelle de ce qui a été fait.


Se confronter à la bienveillance


Dans ma perception de la bienveillance, il existe également une dimension énergétique.

Lorsqu'une personne agit contre quelqu'un qui demeure profondément bienveillant, elle se confronte à une fréquence qui ne répond pas selon le même mécanisme.

La bienveillance ne renvoie pas volontairement le mal.

Elle ne cherche pas à détruire celui qui l'a attaquée.

Elle ne nourrit pas la vengeance.

Mais elle ne porte pas non plus à sa place ce qu'il a créé.

C'est dans ce sens que j'utilise l'image du boomerang.

Ce que l'on dirige vers l'autre finit par nous confronter à ce que notre propre action a produit.

Non parce que la personne bienveillante nous l'a renvoyé volontairement.

Mais précisément parce qu'elle a refusé d'entrer dans le mécanisme de la vengeance.

Elle s'est retirée.

Elle a posé sa limite.

Et chacun reste alors face à ce qu'il a lui-même engagé.


Pourquoi la bienveillance peut être prise pour de la faiblesse


Nous avons tellement associé la force à la riposte que l'absence de réaction agressive peut être interprétée comme une faiblesse.

Pourtant, se venger est une réaction.

Poser une limite en restant maître de soi demande autre chose.

La personne bienveillante ne cherche pas à gagner contre l'autre.

Elle cherche à rester droite dans sa propre manière d'être.

Elle ne devient pas malveillante sous prétexte qu'une personne l'a été avec elle.

Elle refuse que le comportement de l'autre détermine celui qu'elle adoptera à son tour.

C'est précisément ce qui lui permet de partir sans haine tout en sachant qu'elle ne permettra plus que la même chose se reproduise.


Le véritable déclic : la bienveillance commence aussi envers soi


La bienveillance ne peut pas consister à vouloir continuellement le bien des autres en se faisant du mal à soi-même.

Sinon, elle devient contradiction.

Être bienveillant envers quelqu'un ne signifie donc pas tout accepter de lui.

Cela signifie être capable de conserver une intention juste sans renoncer à sa propre intégrité.

La limite n'est alors plus le contraire de la bienveillance.


Elle en devient une expression.


Car il existe un moment où continuer à accepter ce qui nous nuit ne relève plus de la bienveillance envers l'autre.

Cela revient à ne plus l'être envers soi-même.


Conclusion : la bienveillance n'est pas la faiblesse


La véritable bienveillance ne consiste ni à subir, ni à tout pardonner au sens de tout permettre, ni à rester disponible pour celui qui franchit continuellement nos limites.

Elle consiste à ne pas répondre au mal par le mal tout en refusant fermement qu'il puisse continuer.


  • Elle comprend sans nécessairement excuser.

  • Elle accueille ce qui a eu lieu sans le nier.

  • Elle ne cherche pas à se venger.


Mais elle pose une limite suffisamment claire pour que ce qui s'est produit ne puisse plus se reproduire de la même manière.

C'est là que la distinction avec la gentillesse devient essentielle.

La gentillesse peut conduire à s'oublier pour préserver l'autre.


La bienveillance n'oublie personne : ni l'autre, ni soi-même.


Et lorsqu'une personne véritablement bienveillante s'éloigne au lieu de riposter, son silence ne signifie pas qu'il n'y aura aucune conséquence.

Il signifie simplement qu'elle n'a pas besoin de devenir ce qui l'a blessée pour se respecter.


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Visuel sur la bienveillance représentant un delta lumineux face à un boomerang et un mur en ruine, symbolisant la bienveillance, les limites et les conséquences des actes.
La bienveillance ne riposte pas et ne se venge pas. Elle pose ses limites et laisse chacun face aux conséquences de ses propres actes — Lamia Mamma | Accompagnement en développement personnel

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